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Mon périple vers la Course de la rivière Yukon

Glenn Nolan, Administrateur de SACO, vice-président juin 15, 2017

Le 21 juin, le Canada célébrera la Journée nationale des Autochtones, une journée consacrée à l’exceptionnelle diversité et au riche patrimoine des Premières Nations, des Inuits et des Métis de notre grand pays. Tandis que la date de ma course sur la rivière Yukon approche, je réfléchis souvent à l’importance du canot dans ma propre vie. Mais surtout, je réfléchis à la façon d’utiliser cette occasion pour rehausser la sensibilisation au potentiel des communautés autochtones du Canada.

Le canot est un outil qui me relie à mes ancêtres, mais aussi à l’avenir, puisque mes petits-enfants sont en train d’apprendre l’art de fabriquer des canots. Mes ancêtres viennent de l’est de l’Ontario. Mon père était Cri (baie James, côté ontarien) et Ojibwa de la communauté Garden River/Brunswick House, et ma mère était Française et Algonquine.

Bien avant l’établissement de postes de traites ou de communautés par les Européens dans ce qui est aujourd’hui le Canada, mes ancêtres empruntaient les cours d’eau traditionnels pour faire du commerce, pour se déplacer entre leurs habitations d’hiver et d’été, et pour se divertir.

Un jour, mon père m’a raconté l’histoire de son grand-père, Albert Fletcher, qui s’est rendu avec sa famille de la pointe sud de la baie James au croisement des rivières Red et Assiniboine, près de la ville aujourd’hui connue sous le nom de Winnipeg.

C’était les années 1870, et Albert avait quatre ou cinq ans. Sa famille a quitté le poste de Moose Factory en canot. Ils ont remonté la rivière Moose, puis emprunté la rivière Missinaibi jusqu’à la rivière Michipicoten, avant d’atteindre Gitche Gumee (lac Supérieur). Toujours en canot, ils ont longé la rive nord de Gitche Gumee avant d’aboutir à Fort William (aujourd’hui Old Fort William) sur la rivière Kaministiqua.

Ils y ont passé l’hiver et ont travaillé pour le poste. Ils chassaient et amassaient du bois de chauffage, mais il y avait probablement d’autre travail.

Après la fonte des glaces, le groupe a quitté le Fort et s’est dirigé vers l’ouest le long du sentier Gunflint jusqu’au lac Saganaga à travers les lacs et rivières de la région que l’on appelle aujourd’hui le parc Quetico et le territoire des Ojibwas du lac La Croix. Ils ont poursuivi leur route jusqu’aux « fourches », où ils ont rendu visite à des proches et des amis pendant quelques semaines (j’imagine).

Ils ont ensuite fait demi-tour direction est et sont retournés à Fort William pour y passer un autre hiver à travailler pour le poste. Une fois le temps chaud revenu, ils ont plié bagage une fois de plus et ont atteint Moose Factory à la fin de l’été ou au début de l’automne.

Voilà comment les gens vivaient à l’époque. Pouvez-vous imaginer le nombre de familles qui ont fait ce voyage, parcourant de longues distances en canot pour voir des proches et des amis, pour faire du commerce, pour échanger des histoires, pour célébrer le passage d’une autre année et simplement pour célébrer la vie?

Aujourd’hui je vis non loin de la route qui traverse le parc Quetico où mes ancêtres ont voyagé. J’ai la bonne fortune de connaître plusieurs des portages, des lacs et des rivières qu’ils ont dû emprunter à pied et en canot. J’ai peut-être même déjà dormi dans les mêmes sites de camping. Ils sont toujours avec moi en esprit lorsque je suis sur la terre et que je m’adonne aux mêmes activités qu’eux.

En fait, dans un de mes plus vieux souvenirs, je suis allongé sur des manteaux et des vestes de sauvetage au fond d’un canot de cèdre pendant que mes parents pêchent. Je devais avoir trois ou quatre ans. Je suis resté fidèle à cette connexion, puisque j’ai exploré en canot ou à pied de nombreuses régions sauvages du Canada. Du Grand Nord aux grandes rivières de l’Alberta aux lacs en chaîne de la Colombie-Britannique dans des canots traditionnels, et de la côte Est à la côte Ouest, en passant par de nombreuses rivières et régions sauvages de l’Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba. J’ai même exploré des rivières reculées du Venezuela et de l’Équateur en canot.

Il y a de nombreuses années, j’ai participé à quelques marathons en canot, mais jamais à une course aussi longue que celle-ci ou sur une rivière aussi historique. Mais essentiellement, j’aime être dans la nature et sur l’eau, à me déplacer comme le faisaient mes ancêtres. J’aime me rendre d’un endroit à l’autre en canot, monter des camps et sentir la connexion avec la terre. Maureen Hatherley et moi avons très hâte à cette aventure. Nous voulons que tous ceux qui s’y intéressent nous suivent tandis que nous voyageons (au sens figuré) vers la course à la fin juin. Et surtout, le jour de la course, alors que nous avironnerons vers le soleil de minuit.

Vous pouvez nous soutenir en faisant un don au Programme national de SACO. Nous croyons que la contribution de nouvelles compétences et idées aidera les communautés autochtones du Canada à réaliser leurs rêves d’autosuffisance et de durabilité. Il s’agit là de la contribution des conseillers volontaires de SACO.

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