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Donner la possibilité aux femmes de s’épanouir dans le domaine de la pêche artisanale en Équateur

Jim Ross, expert de SACO, conseiller volontaire (Équateur) Mars 25, 2019

Lors de ma dernière affectation en tant qu’expert de SACO, j’ai travaillé avec Acuacultura y Pesca, l’organe fédéral de l’industrie de la pêche et de l’aquaculture en Équateur. Mon travail consistait à évaluer les besoins et à concevoir des projets qui vont corriger des lacunes au niveau de leurs politiques et de leurs bonnes pratiques d’entreprise.

En travaillant avec Acuacultura y Pesca, nous avons trouvé un grand nombre d’améliorations à apporter, dont la question des droits des femmes dans l’industrie.

L’égalité des sexes est un enjeu important pour SACO et pour le Canada. À l’échelle mondiale, il fait partie des objectifs de développement durable des Nations Unies. Selon des documents spécialisés, il s’agit d’une pratique exemplaire importante dans le domaine de la pêche artisanale.

Dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture, de par le monde, les femmes sont sous-employées et sous-représentées. En Équateur, plus de 80 % des femmes dans l’industrie travaillent dans des activités post-récolte comme des usines de transformation, des écloseries, dans le recouvrement ou la vente. Dans la pêche artisanale, moins de 10 % des pêcheurs sont des femmes. Bien que l’on considère que leur travail constitue un deuxième revenu du ménage, un grand nombre d’entre elles sont l’unique soutien de la famille.

En tant que volontaire de SACO, mon travail consistait à donner à mes partenaires locaux les outils nécessaires pour qu’ils puissent identifier et atteindre leurs objectifs. Ainsi, estimant que l’égalité des sexes est un enjeu des plus importants, je devais m’assurer qu’Acuacultura y Pesca partageait la même vision. À l’origine, dans la culture d’entreprise, on parlait de « pêcheurs » et « d’associations de pêcheurs ». J’ai insisté pour qu’on parle plutôt de « pêche » en espérant ainsi faire avancer les choses.

Lors des réunions avec la direction, il est clairement apparu que l’égalité des sexes faisait également partie de leurs priorités, et nous avons ainsi trouvé facilement un terrain d’entente.

Notre but commun est d’intégrer les femmes dans le secteur de la pêche. Ceci leur permettra d’avoir un rôle plus actif dans les prises de décisions, de réduire la pauvreté et la discrimination et de reconnaître l’importance de leurs fonctions dans ce secteur.

En Équateur, les femmes sont surtout actives dans les phases post-récolte, dans lesquelles les perspectives financières sont limitées. Parallèlement, leur accès à des emplois mieux rémunérés dans le secteur de la pêche est restreint, car souvent, elles ne possèdent pas la formation nécessaire pour pouvoir y jouer un rôle plus important.

Là où il existe des associations de femmes en Équateur, leurs membres n’ont souvent pas les compétences commerciales et techniques nécessaires pour entreprendre et réaliser des projets liés aux pêches. Leur manque de capacité dans des pratiques comme la planification commerciale ou le marketing les empêche d’avoir accès au financement nécessaire pour démarrer leur entreprise de pêche et assurer sa viabilité.

Durant mon affectation, nous avons conçu des projets servant à répondre aux défis rencontrés par les femmes dans ce secteur. Ensemble avec le ministère et les organisations féminines, nous avons exploré les méthodes de travail pour renforcer la confiance envers tous les aspects techniques nécessaires au lancement d’entreprises durables, et pour permettre aux femmes de jouer un rôle plus actif dans les organisations commerciales en général. Ceci touche autant l’accès aux outils utilisés dans l’industrie que les questions de genre et les stéréotypes liés à leurs rôles dans tous les domaines.

Une fois mis en œuvre, ce projet devrait leur permettre d’acquérir des compétences techniques et commerciales pour pouvoir participer dans tous les domaines de la pêche artisanale. Les femmes qui auront suivi cette formation auront les connaissances nécessaires pour progresser dans ce secteur et avoir accès à un travail mieux rémunéré.

Le ministère a lancé un projet pilote qui consiste à aider les femmes en leur enseignant de nouvelles compétences en transformation, en marketing et en développement de nouvelles gammes de produits à valeur ajoutée. Ce projet a beaucoup de potentiel et nous sommes emballés à l’idée de chercher davantage de possibilités de travailler avec elles dans l’élaboration de leurs projets.

Bien trop souvent, les bonnes intentions se heurtent à la dure réalité de la vie. On se demande toujours : comment va-t-on réussir cette fois-ci à mener à bien le projet ? Dans le cas d’Acuacultura y Pesca, nous avons bénéficié d’un grand soutien de la part du ministère, et en particulier du vice-ministre, pour faire avancer un programme dans lequel les questions féminines sont au premier plan.

J’ai trouvé cette affectation personnellement très enrichissante. Je suis heureux et fier d’être associé à une agence comme Acuacultura y Pesca qui accorde une telle importance à l’égalité des sexes.

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