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Au service du leadership féminin

Collaborateurs, Communications et engagement Décembre 12, 2019

Madame Zeyda Moussoukoro MBAYE est une entrepreneure, ainsi qu’une mère et une leader accomplie. « J’ai toujours visé à être autonome financièrement », explique-t-elle. « L’entrepreneuriat était une façon pour moi d’atteindre cet objectif. »

Comme de nombreuses femmes au Sénégal, Zeyda a commencé son aventure entrepreneuriale chez elle. « Mon mari voyageait beaucoup pour le travail, et je restais à la maison pour m’occuper des enfants et du foyer. Mais je trouvais quand même des façons de faire de l’argent. J’ai commencé à vendre de la crème glacée de notre maison, puis des fruits et des légumes. »

Éventuellement, lorsque ses enfants ont grandi, elle a investi ses temps libres dans une idée d’entreprise plus lucrative. Avec 50 000 francs CFA (100 $ CA) en poche, elle a créé un atelier de couture et a commencé à offrir des services de réparation et de confection de robes sur mesure. Petit à petit, ses économies personnelles ont grimpé. Une entrepreneure née, Zeyda a toujours eu du flair pour les opportunités d’affaires. Une fois qu’elle a suffisamment économisé, elle s’est lancée dans les cosmétiques. Elle a fondé une entreprise de cosmétiques qui vend des produits faits à partir d’ingrédients naturels et écologiques. Aujourd’hui, Zeyda gère deux entreprises fructueuses, soit sa boutique de cosmétiques et un nouveau commerce agroalimentaire qui fournit de l’emploi à 58 personnes.

Zeyda aimerait voir sa réussite devenir une réalité pour d’autres femmes, surtout de jeunes entrepreneures qui cherchent leur voie. Elle croit que les femmes ont la capacité de diriger et de contribuer à la croissance d’économies et de communautés locales. Cependant, malgré le nombre croissant d’entreprises dirigées par des femmes, bon nombre de femmes entrepreneures continuent d’opérer en marge de l’économie, avec peu d’accès au capital et aux formations professionnelles.

Zeyda attribue cela à des réalités, des coutumes et des traditions qui empêchent les femmes de participer activement aux tables rondes et de se faire entendre. « Nous avons besoin de plus de connaissances et d’outils afin d’avoir de l’influence sur des décisions et des politiques qui aideront plus de femmes et d’hommes à réussir », affirme-t-elle.

En tant que membre active de la chambre de commerce locale de sa région, à Kaolack, Zeyda souhaite voir plus de femmes s’impliquer. Et elle n’est pas seule. Les chambres de commerce du Sénégal reconnaissent l’importance de la croissance des entreprises appartenant à des femmes ou dirigées par des femmes et le rôle qu’elles peuvent jouer dans la transformation de l’économie. Bien qu’il y ait des initiatives visant à intégrer et renforcer la participation des femmes dans l’économie officielle, elles avaient besoin d’aide pour se lancer.

Après avoir assisté à une conférence organisée par SACO, des leaders des chambres de commerce du Sénégal ont approché l’organisation pour lui demander de l’aider à renforcer les pratiques et les connaissances en matière d’égalité des sexes au sein de leurs institutions.

« Nous avons besoin de plus de connaissances et d’outils afin d’avoir de l’influence sur des décisions et des politiques qui aideront plus de femmes et d’hommes à réussir. »

Quatre conseillères volontaires (CV) de SACO possédant différents antécédents et savoir-faire ont été recrutées pour monter un atelier modulaire qui aborderait le manque de représentation féminine dans l’économie officielle par le biais des chambres de commerce du pays.

« L’envergure du projet exigeait que nous rassemblions des expertes issues de différents domaines. Nous nous sommes appuyées les unes les autres, et nous avons maintenu un équilibre qui a permis de créer un module flexible qui fonctionnera dans différents contextes », déclare Élisabeth Normandeau, une experte volontaire de SACO qui a offert une formation dans la région de Ziguinchor.

Pendant plus de cinq mois, les CV de SACO Élisabeth Normandeau, Anne-Rose Gorroz, Lucie Demers et Suzanne Mathieu ont collaboré pour créer une série de présentations et d’activités qui renforceraient l’égalité des sexes par le biais d’un processus électoral amélioré, de compétences de leadership et de gestion du changement et d’une sensibilisation accrue à l’égalité des sexes et à l’autonomisation économique des femmes.

Élisabeth Normandeau au Sénégal en 2010

Lorsque Zeyda a entendu parler de l’atelier, elle a dégagé son emploi du temps afin de pouvoir participer. Selon elle, l’atelier a donné aux femmes la confiance nécessaire pour s’exprimer davantage dans les conversations et les rencontres. De plus, il a mené à la création, dans la chambre de commerce, d’espaces consacrés aux réseaux d’affaires féminins, ce qui a encouragé plus de femmes à se joindre à l’institution.

Depuis sa participation à l’atelier, Zeyda s’est lancé le défi de devenir présidente de sa chambre de commerce locale dans la région de Kaolack. Malgré les exigences liées à la gestion de deux entreprises en pleine croissance, ainsi que sa récente nomination à la présidence d’un tout nouveau réseau de femmes entrepreneures sénégalaises et gambiennes, Zeyda a réalisé qu’il y a un besoin criant de participation accrue des femmes au niveau décisionnel.

L’atelier de SACO a mis en lumière l’importance de la participation des femmes dans des postes de leadership, afin de favoriser l’adoption de politiques et de règlements qui reconnaissent et combattent les défis et les obstacles auxquels les femmes entrepreneures font face.

« Il est important que les femmes participent aux décisions qui touchent leurs activités. Cela leur permettra de donner leurs points de vue et d’offrir leur savoir-faire, ce qui est souvent très approprié », fait remarquer M. Elhadji Mamadou Tall Kasse, un des participants à l’atelier et membre d’une chambre de commerce locale.

Comme Zeyda, d’autres participantes ont pris conscience des possibilités et opportunités liées à la participation des femmes aux chambres de commerce à tous les niveaux. « Depuis l’atelier et l’élaboration du plan d’action, je suis devenue plus courageuse, et je suis déterminée à servir les femmes en les sensibilisant à leurs responsabilités et à leurs droits au sein de l’institution », explique Mme Ndèye fary DIENG, participante à l’atelier et entrepreneure de Thiès, au Sénégal.

Afin de se préparer pour les prochaines élections du conseil, Zeyda développe sa campagne au moyen des connaissances et des outils qu’elles a acquis dans le cadre de l’atelier et de séances avec l’experte volontaire de SACO Lucie Demers. Elle parle à des collègues membres et entrepreneures afin de mieux comprendre leurs besoins et leurs objectifs. « Je suis déterminée à aider mes collègues entrepreneurs, et surtout les femmes, à atteindre leur plein potentiel. Que vous ayez peu ou beaucoup, j’ai toujours cru que tout est possible », confie Zeyda lorsqu’elle réfléchit à son cheminement d’entrepreneure. 

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