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Quel est votre rôle chez SACO ou votre lien avec l’organisation?

Conseiller volontaire principal

Depuis combien de temps travaillez-vous ou faites-vous du bénévolat pour SACO?
Depuis plus de trois ans

Qu’est-ce qui vous motive à travailler ou à faire du bénévolat pour SACO?
On dit qu’« en Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». S’il est vrai que la mémoire institutionnelle est très éphémère, je crois néanmoins que cette mémoire-là va dans les deux sens. SACO est un excellent véhicule pour transmettre ma propre expérience (en tourisme, patrimoine documentaire et éducation) et, grâce aux connaissances que j’acquiers en conseillant les collectivités sur le tourisme durable, j’apprends autant sur leur culture, leur histoire et même leur langage. Et je suis heureux que SACO me donne l’occasion de transmettre ces histoires à mon tour.

De plus, j’ai eu dans ma vie deux mentors qui m’ont beaucoup aidé dans ma carrière, et c’est donc l’occasion rêvée de « redonner au suivant ». Ma grand-mère me disait d’ailleurs « celui qui reçoit beaucoup se doit de redonner tout autant! » Et puis je prends grand soin des liens personnels tissés pendant mes affectations en Amérique latine, dans les Antilles et dans l’Extrême Arctique canadien. J’ai gardé contact avec ces gens par le biais de Facebook, du courriel et de Skype. Ça me fait vraiment chaud au cœur!

Quel est votre souvenir le plus mémorable chez SACO?

Au fil de mes innombrables années en tourisme et ma vie de voyages, certains de mes souvenirs les plus mémorables incluent des gens rencontrés dans des collectivités à l’autre bout du monde, et ceux avec SACO sont pour la plupart inoubliables. En voici un…

Dans la savane Rupununi du Guyana, dans le village indigène éloigné de Moco-Moco, les Aînés m’ont demandé si je pouvais tenir une séance de questions-réponses avec les jeunes gens de la communauté. Je leur ai dit que ce serait un honneur pour moi. Après une présentation plutôt générale, j’ai demandé aux participants si je pouvais les aider à quelque chose en particulier. Ce village est situé à plusieurs heures de vol de la capitale Georgetown, dans un très petit avion. Puis, il faut faire un trajet en tracteur-remorque dans des champs sillonnés d’ornières, et c’est seulement possible pendant la saison sèche.

Voici ce qu’on m’a demandé. Un jeune homme m’a dit qu’il aimerait un pointeur laser vert (« car le rouge effraie les oiseaux ») pour montrer les oiseaux aux touristes dans le feuillage des arbres. Et je peux vous confirmer qu’il est extrêmement difficile de voir les oiseaux qu’il détecte si naturellement. Et une jeune femme m’a demandé un livre de recettes pour sa mère en m’expliquant que « ce ne sont pas tous les Occidentaux qui aiment notre nourriture, et ma mère ne sait pas comment cuisiner autre chose. » Et elle a même ajouté « Ça peut être un livre usagé. »

J’ai inclus leurs demandes dans mon rapport de SACO, juste au cas où un CV se rendrait un jour à Moco-Moco. La simplicité de leurs demandes m’a vraiment touché. Mais ça mettait également en évidence le fait que nous (les CV) vivons pour la plupart dans un monde incroyablement pratique. Non seulement ces jeunes gens n’ont pas de réseaux hors de leurs communautés, à l’exception heureusement des réseaux sociaux, mais ils n’ont pas réel accès aux articles de la vie quotidienne que le reste du monde prend simplement pour acquis. C’est là un des souvenirs indélébiles de SACO, un parmi tant d’autres…

Le développement économique est important parce que…
Mon domaine est celui du tourisme durable dont les avantages économiques sont variés et diversifiés. Tout d’abord, le tourisme durable offre aux petites collectivités des occasions d’emploi particulièrement intéressantes. Elles sont offertes majoritairement aux femmes et aux jeunes et c’est souvent leur premier accès au marché du travail, dans un milieu où les services d’éducation ou de formation sont rares ou inexistants. Puisque le tourisme durable fournit aux jeunes des occasions d’emploi, ils ont désormais la possibilité de rester dans leur collectivité grâce à leur nouvel emploi. Autrement, ces petites communautés se vident de leur population active (laissant uniquement sur place les très jeunes et les aînés, puisque les générations en âge de travailler quittent les villages pour tenter de se bâtir un avenir dans les grandes villes. De plus, le tourisme durable peut souvent fournir de nouvelles solutions d’emploi dans les collectivités qui sont confrontées au déclin de leur industrie. J’en ai eu la preuve moi-même lors de mon affectation en Jamaïque (disparition des pêches océaniques), en Équateur (abandon des champs pétrolifères par des acteurs internationaux) et l’Extrême Arctique (accélération des changements climatiques). Enfin, le tourisme durable est économiquement avantageux pour les communautés, puisque les touristes y laissent de précieux dollars. Par le biais des taxes et des frais, les touristes fournissent des revenus très intéressants aux destinations touristiques. Ces dollars sont considérés comme valant leur « pesant d’or », car ils sont généralement versés directement dans l’économie locale. Les taxes payées par les visiteurs – et le fait que ces visiteurs ne représentent pas un fardeau pour les services d’éducation et de santé locaux –, donnent à ces dollars une valeur beaucoup plus grande que la valeur courante aux trésoreries locales.

Quel conseil donneriez-vous aux autres conseillers volontaires?

Si vous avez la chance d’être choisi pour une affectation internationale qui vous amènera à travailler dans certaines des collectivités les plus petites et les plus éloignées du monde, préparez-vous à laisser derrière vos conforts matériels. Les choses ne se dérouleront PAS comme prévu! Mon tout premier contact au Guyana m’avait dit que le seul et unique mot à retenir était celui de « flexibilité ». (Quand je suis descendu du petit aéronef, il m’a dit « Welcome » et il l’a répété quatre fois. Je lui ai dit « merci » à trois reprises, pour comprendre à la quatrième qu’il me disait son prénom!)

Ne partez surtout pas sans votre sens de l’humour! Il vous sera très utile au moment de goûter à quelque chose de vraiment indescriptible, de mettre le pied dans une autre bouse de chèvre au milieu d’un champ, de vous laver au goutte-à-goutte avec de l’eau glaciale sortant d’un tuyau, ou d’aider à pousser votre moyen de transport – quel qu’il soit! – hors d’un autre trou de boue. Je vous assure que les souvenirs les plus précieux seront ceux des gens que vous rencontrerez et des endroits où vous irez!

Aimeriez-vous ajouter quelque chose?

C’est une des étapes les plus riches de ma vie, une vie remplie d’expériences fabuleuses. Je ne changerais cela pour rien au monde… merci SACO!

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