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Jules Desrosiers

Quel est votre rôle chez SACO ou votre lien avec l’organisation?
Conseiller volontaire

Depuis combien de temps travaillez-vous ou êtes-vous volontaire chez SACO?
3 1/2 ans

Qu’est-ce qui vous motive à travailler ou être volontaire chez SACO?
Rester actif et utile professionnellement et intellectuellement. Connaître des gens d’autres milieux du monde à travers le travail en commun. De plus, ayant fait carrière comme consultant en développement international, j’aime bien rembourser un peu, bénévolement, des pays qui se sont endettés pour me rémunérer, généreusement, dans ce temps-là.

Quelle est votre expérience ou souvenir le plus mémorable de SACO?
C’est le travail que je fais pour SACO depuis bientôt deux ans avec l’Association Tin Tua de Fada N’Gourma au Burkina Faso. C’est une « entreprise » (une ONG) régionale d’alphabétisation, de formation et d’appui à la création de (micro) entreprises. Toutes ses actions s’appuient sur les ressources humaines du milieu. D’ailleurs, il n’y a presque pas d’autres ressources, à part un peu d’eau. Tin Tua est en gurmancéma et signifie fort à propos développons-nous nous-mêmes. Et selon M. Benoit Ouoba, le président du C.A., « La différence entre le désert et un jardin, ce n’est pas l’eau, c’est l’homme. »

Le développement économique est important parce que…
Grâce à SACO, je travaille, à Tin Tua, au bénéfice de gens qui ont besoin de gagner un peu d’argent par leurs propres moyens afin d’alléger leurs tâches domestiques, de libérer les filles pour qu’elles puissent aller à l’école, de rendre leur quotidien plus agréable, d’assurer leur santé et leur sécurité alimentaire. C’est ça leur développement économique et ça me convient tout à fait. C’est très différent de ce qu’entend l’Occident par développement économique et qu’on fait miroiter comme l’objectif principal de toute société, la panacée universelle qui, au fait, n’a pour but et pour effet que d’enrichir quelques riches aux dépens de l’environnement et des plus pauvres.

Quels conseils donneriez-vous à d’autres conseillers volontaires?
Après 30 ans de consultation en développement international, je commence à être capable d’écouter les gens, surtout leur faire confiance, ne donner que ce qui peut être utile. Selon moi, en plus de bien connaître son domaine de compétence professionnelle, c’est ce qui est important pour un conseiller.

Aimeriez-vous ajouter quelque chose?
Oui. Je trouve qu’il y a un avantage pour le client à recourir à des bénévoles plutôt qu’à des conseillers rémunérés et c’est le suivant : lorsque le conseiller n’est pas rémunéré, c’est un peu plus facile pour lui de ne pas faire, à la place du client ,ce que ce dernier devrait faire ou pourrait faire, ou encore de ne pas lui vendre la lune. Si au contraire vous êtes rémunéré comme conseiller, plus vous en faites pour le client et même à la place du client, plus c’est payant pour vous. Ainsi, on éclabousse longuement le client avec du savoir, des imprimés sur papier glacé, des power point, des plans sophistiqués… ou encore on l’endette en lui construisant des barrages etc.

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